Astuce agricole · zone sahelienne · Niger, Burkina Faso, Mali, Sénégal
Le paillage, avant d'arroser davantage
Une couche de tiges sur le sol coûte du travail une fois, et fait économiser de l'eau tous les jours.
Publiée le 12 août 2026 · Sérilo LOOKY
En saison sèche, l'essentiel de l'eau apportée à une planche maraîchère repart par évaporation depuis la surface du sol, sans jamais atteindre les racines. Le paillage — une couche de matière sèche étalée entre les plants — s'attaque directement à cette perte.
Les matériaux sont ceux dont on dispose : tiges de mil ou de sorgho fendues, pailles de riz, herbes fauchées et séchées, coques d'arachide, feuilles mortes. L'épaisseur compte : trop mince, la couche laisse passer la lumière et n'arrête rien ; une couche généreuse, tassée, couvre le sol sans étouffer le collet des plants.
Trois effets se cumulent. Le sol reste humide plus longtemps, donc l'arrosage s'espace. La température de surface baisse, ce qui protège les racines superficielles aux heures les plus chaudes. Les adventices lèvent moins, ce qui réduit le sarclage — souvent le poste de travail le plus lourd d'un maraîchage.
Deux précautions reviennent partout où la technique est documentée. La première : ne pas coller le paillis contre la tige, pour éviter la pourriture au collet. La seconde : surveiller les termites et les rongeurs, que la couverture abrite volontiers, et retirer le paillis d'une planche attaquée plutôt que de l'épaissir.
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Les usages rapportés ici relèvent du savoir traditionnel et du bien-être. Ils ne constituent ni un diagnostic, ni un traitement, ni un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant tout usage.